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L'IMPERMANENCE

OCT 22, 2015

PAR: BORIS DAMGE

Tout, dans ce monde, est impermanent. La seule chose permanente dans l’Univers est le principe même de d’impermanence. L’expansion de l’Univers est également une exception, au sens ou elle est perpétuelle.

 

Vos émotions, votre corps, vos proches, votre travail, votre argent, vos biens, la nature et tout ce que nous construisons autour sont impermanents: ils ne durent pas, ne sont pas immuables et éternels.

 

"Rien ne dure, sauf le changement"

Héraclite

Nous vivons dans un monde qui prêche le permanence des choses: l’éternelle jeunesse, la négation de la mort, le déni des changements climatiques qui aboutiront à l’extinction de l’espèce humaine, la permanence du droit à la propriété par le concept d’héritage, ou encore la perpétuation de l’espèce humaine par des naissances massives et l’accroissement de la population.

 

La réalité est toute autre… Nous vivons constamment des cycles de vie / mort / vie dans une dynamique qui, elle, est éternelle et qui a pour but de favoriser l’expansion de notre âme, de notre groupe d’âmes, de la source et de la conscience collective.

 

La permanence dans le monde humain, tel que nous le définissons, n’est autre qu’une illusion à laquelle notre égo tente de se raccrocher et de croire pour son propre salut.

 

La mort et la vie font parti d’un cycle sans fin dont seules nos âmes en sont les protagonistes et les bénéficiaires. Et croire en la permanence, c’est repousser et éviter de se questionner sur le sens même de notre vie.

 

Quel serait le sens de ma vie si ce n’est pas d’étudier puis travailler, partir en retraite et finalement mourir ?

 

La réponse est simple: le sens de notre vie réside dans toute le reste, c’est à dire tout ce qui nous apprend à être plus humain, à s’épanouir et à servir l’augmentation de la conscience collective.

 

Mais alors pourquoi suivons-nous touts quasiment ce chemin ? Qui a définit que ce modèle était votre chemin ?

 

Probablement nos traditions, nos conditionnements sociaux, culturels, familiaux, nos peurs…

 

Savez-vous qu’un sondage avait été réalisé auprès de personnes mourantes, auxquelles on avait demandé sur leur lit de mort ce qu’elles regrettaient le plus… les deux réponses les plus fréquentes étaient: « Je regrette de ne pas avoir eu le courage de vivre ma vie comme je le voulais et pas celle que les autres voulaient pour moi »  et « Je regrette d’avoir consacré trop de temps à mon travail ».

 

Prendre conscience de l’impermanence c’est aussi se recentrer dans l’ici et le maintenant, le moment présent. Car, comme l’écrit Echkart Tolle dans « Le pouvoir du moment présent »:  « la seule chose qui existe réellement, c'est l'instant présent. ... N'a de réelle existence que ce que vous vivez actuellement… »

 

Les regrets que nous formulons à propos d’événements passés, donc plus existants, nous les formulons dans le présent.

 

Les angoisses et les peurs à propos d’événements futurs, donc qui n’existent pas encore, nous les formulons dans le présent.

 

La vérité est que passé et futur ne sont que des illusions, formulés par notre esprit dans l’espace qui nous est donné de vivre, c’est à dire le présent. Et le présent est en constante dynamique et répond au principe même d’impermanence.

 

La personne qui vous parle maintenant est différente en substance de la personne qui vous a parlé il y a cinq minutes. On peut en douter car les changements sont imperceptibles, mais il y a bien eu changement. Pour prendre un exemple basé sur la biologie humaine: chaque jour, vingt milliards de vos cellules (parmi les cent milliards de votre corps) meurent et sont bien-sûr remplacées. Nous changeons lentement de corps à peu près tous les quinze ans.

 

Mais alors, à quoi puis-je me raccrocher si rien ne dure, rien ne perdure ? A la capacité permanente de votre âme à s’épanouir et provoquer son expansion. Cet investissement personnel, lui, est durable car il sert une cause qui dépasse le sens même de notre expérience humaine.

 

Plus on adhère à la croyance et l’illusion de la permanence des choses, plus on s’éloigne du sens même de ce qu’est la permanence. En d’autres termes, plus je pense que mon but de vie est d’acquérir le plus d’argent, de biens et de reconnaissance de mes pairs par mon statut social, plus le sens que ces biens ne durent pas disparait, ainsi que la compréhension de ce qui est éternel immuable en moi.

 

Inversement: plus je comprends la permanence qui régit mon âme, plus je percevrai l’impermanence de mon environnement comme quelque chose de futile.

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